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biottope

Contexte du projet

Au cours des deux dernières décennies, les gestionnaires publics et privés de l’eau se sont de plus en plus intéressé aux perturbateurs endocriniens (PEs) éventuellement présents dans les différentes matrices environnementales, ainsi qu’à leurs impacts négatifs sur les écosystèmes et la santé.

 

Les perturbateurs endocriniens sont un ensemble très vaste et diversifié de molécules chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui peuvent interférer avec le fonctionnement des glandes endocrines. Ils sont considérés comme des substances extrêmement préoccupantes (SVHC par ses sigles en anglais) dans le règlement REACH sur l'enregistrement, l'évaluation, l'autorisation et les restrictions des substances chimiques (entré en vigueur le 1er juin 2007). Dans la Directive-cadre sur l'eau (2000/60/CE) de l'UE sont également considérés comme les principaux polluants. Toutefois aucune liste exhaustive ou des seuils réglementaires n‘ont pas encore été définis pour les PE.

 

Les eaux usées urbaines contiennent un grand nombre de substances chimiques organiques à l’état de trace (ou micropolluants) dont un certain nombre peut interférer avec le système endocrinien. Un grand nombre d'études ont étudiée l’élimination de molécules spécifique et/ou de groupes de micropolluants par divers procédés de traitement. Cependant, peu est connu au sujet de la façon dont ces procédés de traitement changent la composition et l'activité biologique des micropolluants et donc l'impact sur les écosystèmes aquatiques et la santé humaine.